On avait économisé sur les destructeurs de documents
Cette affaire ne résulte pas d'un incident de parcours. Elle révèle un défaut d'organisation dans le traitement des papiers dits "de corbeille", c'est-à-dire destinés à l'élimination. En clair, cela signifie que les dégâts sont limités, aucun document d'archives n'ayant été jeté.> Comment cela a-t-il pu se produire ? L'ancien juge Jomini n'est pas tendre avec la cour administrative du Tribunal cantonal. Il s'autoflagelle au passage, dans la mesure où il se sent responsable de par ses anciennes fonctions. L'ex-magistrat observe que le problème a été sous-estimé. Que l'on partait à tort de l'idée que seuls les jugements ou dossiers complets pourraient être considérés comme documents confidentiels. Mais aussi: "On était en pleine période de recherche d'économies et il fallait autant que possible éviter des dépenses jugées inutiles, telles que les achats d'appareils destructeurs et les frais d'incinération." Les offices importants confient maintenant l'élimination à des entreprises spécialisées et disposent désormais de conteneurs spéciaux, fermés à clé. |
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On avait économisé sur les destructeurs de documents
Après la découverte, sur la voie publique à Lausanne, d'un amas de